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Que ta vitalité soit ta religion !

  • Photo du rédacteur: Romain Delaire
    Romain Delaire
  • il y a 6 jours
  • 2 min de lecture

Le terrain de la paix, de la fraternité et de la créativité est miné ! Il est miné de morales et d’injonctions à convenir, servir, ne pas choquer, provoquer et transgresser ! Ces injonctions, elles sont pour la plupart intériorisées ! Quand l’une ou l’un d’entre nous s’y contraint, elle/il invite, quand ce n’est pas force les autres à s’y contraindre aussi, (il ne manquerait plus qu’elle/il s’y soit soumis.e pour rien) !


Nous devenons alors les relais autonomes de nos soumissions collectives !


Il n’existe pas de recette générale applicable à un grand nombre, il peut y avoir des tendances, et encore, en réalité nos fonctionnements, nos besoins individuels sont singuliers pour qu’en nous le souffle respire, l’énergie circule, la lucidité soit, le plaisir d’être vivant, présent et acteur, soit.


Nous sommes donc réellement seuls devant la recette journalière changeante de notre équilibre intime. Les points de repères extérieurs sont souvent des enclumes rassurantes mais anesthésiantes.


Se rassurer soi-même et/ou les autres sur le fait que nous serions normaux, ni trop ceci, ni trop cela ne nourrit ni une femme, ni un homme. Nous sommes trop ceci et trop cela par alternance, tant que le point de repère n'est pas aligné à notre responsable et souveraine intimité.


Nous allons chercher le soleil là où il se trouve quand nous avons besoin, à la mesure qui nous convient, et pareil pour l’obscurité. Ne nous illusionnons pas, nous faisons tous cela, plus ou moins ouvertement, plus ou moins timidement, plus ou moins joyeusement, plus ou moins dignement.


Ce que nous sommes sait ce qui est vivant, vibrant, nourrissant et jouissif pour nous. Ce que nous sommes sait apprendre, s’ajuster, se remettre en question et se raffiner. Ce qui en nous est conditionné et formaté a tendance à se battre contre cette intuitive sagesse. Les apparences que nous avons appris à préserver sont en général le cancer qui ronge la fluidité avec laquelle nous pourrions naturellement évoluer.


Nous voulons du bio, du sain, du vivant, du naturellement juteux, ensoleillé et vibrant ! C’est pareil dedans, mes amis. L’instinctif, l’original, l’emphatique, le touchant, le chahutant, le joueur, le sensuel qui vient de dedans est la version vitalisante de nous-mêmes que nous avons la responsabilité de libérer. Lorsque nous jugulons cette vie pour la standardiser, il ne nous reste plus qu’à nous nourrir de fast-food comportemental prêt à simuler !


Il existe beaucoup trop de couches conceptuelles, intellectuelles, morales, idéologiques et religieusement castratrices pour espérer comprendre ce qui est bon pour soi avant d’agir. L’instinct qui sait profondément ce qui veut vivre au-delà de l’enclos, s’exprime avant ce qui peut être intellectuellement cerné. C’est après l’action instinctive qu’on peut, si on le souhaite, observer l’harmonie de cette vive qui s’exprime à travers nous.


Ce mécanisme est majeur. Il est à mes yeux la seule voie « facile » vers une vie d’humain digne de ce nom. Mais pour des êtres castrés, menacés, violentés et traumatisés comme nous le sommes, cette voie implique une rééducation initiatique intense.


C’est cette rééducation qu’on travaille à la mesure et au rythme de chacun à l’académie. Si ça fait du sens pour toi, on se serre les coudes et on prend ce chemin ensemble.



 
 
 

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