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Le monde n’a pas besoin de toi,

  • Photo du rédacteur: Romain Delaire
    Romain Delaire
  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

C’est pourquoi, c’est encore mieux si tu es là.


Voilà qui essentialiserait plutôt bien le message derrière la réponse que j’ai faite à la question d'André lors du live du 6 mars dernier.



André nous partageait qu’il se voit être dans le contrôle et autant frustré qu’obsédé par ce que font celles et ceux qui l’entourent. Frustré que les choses ne soient jamais faites comme il le voudrait. Obsédé de s’assurer de garder la main sur ce que les choses doivent être.


Chez André, je suis arrivé dans l’énergie de quelqu'un d’effrayé à l’idée d’être abandonné. Alors ce que font, pensent et préparent les autres est une obsession. L’obsession, c’est de s’assurer qu’ils ne l’abandonneront pas une nouvelle fois.


C’est comme si André passait une grande partie de son temps à demander aux autres s’ils comptent l’abandonner. La question n’est pas formulée directement, mais en dessous d’une multitude d’interactions en apparence différentes, se trouve la même volonté de vérifier si oui ou non, est venu le temps qu’André soit laissé pour compte.


Donc, pour essayer de repousser cette échéance au maximum. Sans nécessairement le réaliser, André a pris l’habitude de compliquer les choses, de fabriquer des problèmes de toutes pièces pour que lui et ceux avec qui il fait le voyage, aient une bonne raison d’être et de faire ensemble.


Seulement, un peu comme une drogue, cette manipulation est devenue compulsive. Quand André est confronté à une intensité, un évènement qu’il ne sait pas gérer, il crée un problème pour pouvoir au moins se rassurer sur le fait qu’il n’est pas abandonné.


J’ai donc voulu prendre la main d’André et l’emmener à l’endroit où il est vrai que celles et ceux qui marchent avec lui ne savent pas complètement pourquoi ils sont là. Pourtant, ils marchent bien avec lui. Comment on se rencontre, comment on ose se montrer et comment on décide de faire un bout de chemin ensemble ? Comment et pourquoi on s’en va, on est appelé ailleurs, on est arraché à ici ?


Ces questions nous dépassent. Oui, tout ce qui commence finira par s'achever. N’ai aucun doute là-dessus, André. Mais entre-temps, nous sommes bien réellement ensemble. Et si nous pouvions vivre sans essayer de rester ou de ne pas partir, et sans essayer de faire rester ceux qui nous entourent, que resterait-il ? Si l’enjeu n’est pas de nous retenir, alors que peut nous offrir la relation ?


C’est sur cette piste que j’ai invité André. La piste d’oser vivre des relations qui ne sont pas un besoin, mais une occasion d’être, de partager, de respirer ensemble pour rien, ou pour quelque chose, sans avoir besoin d’oublier que ça se terminera, mais sans en faire non plus un drame, et ainsi chérir gratuitement ce qui nous relie maintenant, et qui dépasse notre contrôle et notre entendement.



 
 
 

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