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Merci, courage et force, Mesdames,

  • Photo du rédacteur: Romain Delaire
    Romain Delaire
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Lors du dernier live, Véronique témoignait de difficultés quant à sa condition de femme dans son monde. Merci de ton témoignage, Véronique.



Ici à l’écrit, je veux principalement revenir sur la nécessité de faire corps ensemble, de nous serrer les coudes entre femmes et hommes.


Il faudra du temps, de la tendresse et de l’attention pour revoir notre histoire à l’aune de ce que nous nous sommes infligés. C’est un jeu d’équilibriste d’oser être lucide sur la torture et l’horreur à laquelle nous nous sommes rabaissés, tout en restant à nos postes, et sans foutre en l'air le présent.


Parce que nous écouter et nous entendre ne veut pas dire nous déresponsabiliser dans l’autre sens et devenir des pantins repentants. La ligne de crête est subtile. Entendre, recevoir, ressentir et nous mettre à la place de l’autre est fondamental, et pourtant, nous devons savoir transformer cela en un acte créatif responsable. Nous devons savoir inventer, oser faire du neuf à partir de cette histoire, et ne pas nous éteindre sous le poids de la culpabilité.


C’était le message final que m’a inspiré la question de Véronique : s’offrir le temps et l’espace de laisser remonter et vivre les sensations et vérités qu’on a infligées et qui nous ont été infligées. Traverser soi-même toute cette intensité. Digérer, raffiner et, lorsque la maturité d’une forme de paix prend place dans le processus, alors agir à partir de quelque chose en soi qui s’offre, crée, invente et donne généreusement.


Nous sommes les gardiens de ce processus intérieur dans tout ce que, dans nos vies, nous recevons, intégrons et exprimons. Quand nous ne prenons ni le temps ni l’espace de vivre ce processus, nous réagissons, nous sommes manipulables et arnaquables parce que nous ne voulons pas nous confronter à nos profondeurs pour nous rencontrer, nous examiner, nous assumer et accoucher de ce que, conscient de nos responsabilités, nous choisissons de devenir.


Merci mesdames d’être près de nous. Merci d’être nos mères, nos femmes, nos sœurs, nos amies et nos filles. Ne lâchez rien, nous avons besoin de vous, et n’ayez aucun doute que nous sommes capables d’être touchés par votre vérité, de vaciller un temps, et de renaître solides et fiers d’être vos obligés.



 
 
 

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