Toi qui n'es pas là
- Romain Delaire
- 12 déc. 2025
- 2 min de lecture
C'est si intense de ne pas pouvoir me séparer de toi.
Si intense d'être avalé et transformé par notre relation.
Je ne peux pas t'enlever à quel point ça me rend fort.
Je ne peux pas t'enlever à quel point tu me montres que mon amour n'a pas cette limite.
Même loin, même terré dans ton terrier, barricadé derrière ta morale, ton fiel, tes principes, tes incompréhensions et tes peurs ; même comme ça je peux continuer de t'aimer.
Je peux soigner et chérir ce qui nous lie,
Je peux te laisser l'espace de vivre ta vie,
Je peux prendre l'espace de grandir sans t'oublier.
Si j'ai bien compris qu'il me faudrait devenir un autre pour mériter ta tendresse,
Je commence à aimer tes tentatives maladroites de me dire que je compte au travers de tes reproches et invectives. C'est subtil mais lisible !
Il me faut de l'aplomb, du respect de moi et de l'autorité pour ne pas rugir de rage,
Mais à chaque fois que j'y arrive, je peux sentir ta tendresse. Je peux sentir ta douceur.
Je peux sentir comme toi aussi tu es dépassé par cette relation qui t'a offert un enfant merveilleux tout en te transformant comme tu ne pouvais l'imaginer.
Je peux sentir que nous évoluons, que nous continuons, que nous en sommes là, que ça vaut ce que ça vaut, mais que c'est nous, notre famille, et ce n'est pas rien.
Je me nourris d'autres amours, tu le comprendras ou pas justement, mais cette manière de relationner, si je dois apprendre à en extraire ce qu'elle veut m'enseigner, elle ne me suffit pourtant pas.
Si jamais en secret ça peut t'apaiser, beaucoup de gens autour de moi prennent soin de moi. Je ne suis pas seul, je suis aimé et cajolé.
Tu es la maman de mon fils. Je serai à la distance qui convient, je me réinventerai au besoin, je serai là pour lui, je serai là pour toi.







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