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Brille parce qu’il n’y a rien d’autre à faire,

  • Photo du rédacteur: Romain Delaire
    Romain Delaire
  • il y a 24 heures
  • 5 min de lecture

Ce texte est inspiré de beaucoup de sollicitations que je reçois. Beaucoup d’entre nous doutent, craignent et jugent que ce qu’ils sont, ce qu’ils voient, ce qu’ils pourraient dire ou faire ne soit pas important. Et que ce n’est pas si grave si ce qui vit en eux ne voit jamais le jour.


Ça me rappelle une citation qui disait quelque chose comme : Ceux qui ne doutent pas devraient prendre le temps de se sonder, quand ceux qui doutent devraient agir un peu plus.


Ce monde est un chaos de possibilités foisonnantes qui n’attendent que nous pour voir le jour.


On pourrait croire qu’il y a un sens de l’histoire, que l’inertie du bateau de l’humanité invite à se résigner à une trajectoire bien trop puissante pour pouvoir réellement faire, de nos réalités individuelles, quelque chose de nouveau, mais il n’en est rien.


Oui, le bateau de l’humanité est un paquebot aux murs et cloisons infranchissables pour certaines d’entre elles. Mais la plupart du temps, nous confondons les réelles limites de ce bateau avec la petite cabine dans laquelle nous avons nos habitudes.


C’est vrai qu’il y a des limites que nous ne franchirons pas, mais j’ai envie de vous dire que ces limites ne sont pas notre problème. Pour la simple et bonne raison que si elles sont réellement infranchissables, nous en aurons le cœur net en ne préjugeant pas, et en osant vivre notre vie comme si elles n’existaient pas. Je ne vous parle pas de poser des actions débiles pour bien nous prouver ce que nous ne pouvons pas faire. Je vous parle d'abord de nous projeter à partir de notre cœur. D’abord penser à ce qui pourrait faire de nos vies quelque chose de beau, de doux, de puissant et d’amusant. Sur le chemin de cette beauté, si des limites s’imposent, nous nous adapterons, nous reverrons notre copie dans un sens ou dans un autre, et nous continuerons notre chemin toujours guidé par le cœur.


Donc si certaines limites existent, cela n’enlève rien au fait que cette expérience d’être humain est avant tout une proposition de vivre et de manifester une quantité de choses qui dépassent l’entendement d’absolument chaque humain sur cette planète. Et pour avoir accès à ce terrain de jeu assumé, nous ne disposons que de notre sensibilité, de notre singulier point de regard, et de notre décision de leur prêter notre voix.


Cette réalité pleine de potentiels, quand on n’a pas appris à en tirer profit, elle peut être perçue au travers du pire de ce qu’elle sait manifester. Si bien que certains d’entre nous sont emportés par la nausée lorsque quelque chose en eux réalise que ce magma peut produire le pire, n’a pas de sens intrinsèque, et est utilisé par certains pour manifester l’horreur.


Cet univers est conçu pour que la créativité de chacune de ses particules puisse se conjuguer avec celles de toutes les autres. Autrement dit, lorsque nous alimentons un souhait, un chemin s’ouvre naturellement pour qu'il trouve sa place et se conjugue à ce qui a déjà été souhaité et créé par les autres. C’est automatique, il n’y a pas d’exception.


Par contre, la force avec laquelle nous alimentons notre souhait fait toute la différence. C’est-à-dire qu’un souhait, une fois exprimé par une pensée, un acte ou un mot, ne sera jamais qu’un embryon en devenir en comparaison d’un souhait chaque jour chéri, soigné et alimenté. Alors imaginez un souhait à chaque instant, chéri, soigné et alimenté. L’engagement avec lequel on respecte et on donne de l’attention à un souhait est la baguette magique qui façonne notre réalité.


On va peut-être arriver ici à l’étape la plus décourageante. Alimenter un souhait se fait de tout notre être, du plus matériel (actions concrètes, répétitions, entrainements, découvertes des obstacles et complications, remise en question, essaies, erreurs, répétitions encore et encore jusqu’à découverte de nouvelles voies), au plus immatériel (dévouement intérieur à la direction du souhait, attention intime à incarner l'état d'être qui produit le souhait, visualisation de la réalité du souhait dans le présent).


On frôle les frontières d’une loi d’attraction permettant de produire tout et n’importe quoi, alors je vais revenir sur le point que j’ai déjà développé dans d’autres textes. Ce souhait ne peut pas effacer notre passé, au contraire. Disons que comme le génie d’Alladin qui ne peut pas ressusciter les morts ou tuer les vivants (c’est un manque de savoir-vivre, je trouve ça dégoûtant cf. Le génie), notre souhait ne peut pas avoir pour conséquence de renier une partie de ce que nous avons été.


C’est peut-être subtil à cerner, mais en gros, mon souhait le plus réalisable est un souhait qui sublime ce que j’ai été, et non pas un souhait qui change ou réécrit ce que j’ai été. Sinon on n’est pas sur un souhait de sublimation de soi, mais sur un souhait de dissociation que je ne vous souhaite pas. C'est une autre forme de souhait, c'est vrai. On peut parler dans ce cas du monde du non-souhait, j'y reviendrai plus bas.


Donc on pourrait dire que le meilleur moyen d’oser un souhait réalisable, c’est de prendre tout ce qu’on connaît de nous à toutes les époques, tout ce qu’on sait de nous du meilleur au pire, tout ce qu’on sait de nous sur tout ce qui nous plaît, nous amuse et nous met en joie, de mélanger tout ça pour en produire une combinaison délicieusement désirable. Ce souhait-là, alimenter chaque jour avec discipline, ajouté à l’acceptation de se vivre sous toutes les formes qui seront nécessaires pour devenir celui qui vit le souhait, ce souhait-là, à ces conditions-là, est disponible à chacune et chacun d’entre nous.


Donc, oui, c’est un engagement quotidien. C’est une discipline de concentration qui doit être une priorité intimité pour qu’elle puisse apparaître en soi, grandir à la chaleur de notre cœur, puis jaillir et colorer notre monde extérieur.


Mais, comme le titre de ce texte le précise, si jamais vous êtes arrivé jusqu’ici, et que vous vous dites « ok le gars dit juste qu’il faut travail, super, c’est vachement nouveau » ; alors je vous répondrai, d’abord que c’est un peu réducteur, je viens de vous présenter littéralement comment alimenter à partir de rien, un souhait qui pourrait devenir tout dans votre vie, et surtout, je vous dis qu’il n’y a rien d’autre à faire dans ce monde.


C’est-à-dire que si nous ne sommes pas consciencieusement en train d’alimenter ce processus, ce processus se produit en nous de toute façon, c'est le monde du non-souhait. Dans ce monde, nous nous racontons juste que ce que nous vivons n’est pas le produit de nos souhaits, alors nous faisons l'expérience d'un monde que nous ne souhaitons pas. Pourtant, ce que nous vivons est bien le fruit des souhaits que nous avons un peu, moyennement et beaucoup alimentés. D’ailleurs, plus nous vivons moyennement, plus, avec un peu d’introspection et d’honnêteté, nous pourrons cerner que nous alimentons moyennement tout ce que nous nous souhaitons. Préférant la plupart du temps considérer que notre attention est dérisoire, ne produit pas grand-chose et n’a que peu de valeur. C’est d’ailleurs dans ces espaces-là que d’autres arrivent à captiver notre attention pour prendre notre énergie, puisque nous-mêmes ne savons pas en profiter.


Notre réalité devient alors le souhait des autres. Ce n’est pas du vampirisme ou une prise d’otage, parce qu’à tout moment, nous pouvons apporter notre créativité au souhait commun, et nous aussi vivre les souhaits qui nous sont chers. Sous cet angle, on pourrait même dire que ceux qui souhaitent si ardemment qu’ils nous imposent, très souvent, leurs souhaits, ne font que nous narguer pour nous montrer que notre vie n’attend que nous, pour souhaiter aussi fort qu’eux si ça nous chante.



 
 
 

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