Suivre la beauté,
- Romain Delaire
- 25 avr.
- 1 min de lecture
Les tentations, les démonstrations, les chants des sirènes, les espoirs, les propositions de facilités, de richesses, de bonheur et de puissance sont légion dans notre collectivité occidentale. Beaucoup d’entre nous y vont de leur verve et de leur persuasion pour attirer l’énergie et l’attention coûte que coûte.
Comment s’y retrouver dans cette jungle de vérités, de mensonges, d’objets et de services qui brillent, d’appels à la paix, à la guerre, au sacré et au plaisir ?
La beauté, je le crois, est la réponse. La beauté pour soi, dans l’instant. La beauté qui plaît, la beauté qui inspire, la beauté qui illumine, la beauté qui anime.
Cette beauté n’est jamais une garantie d’un bonheur solide, permanent et enfin révélé. Cette beauté est un chemin, un cheminement, une direction artistique en perpétuelle évolution.
Oser utiliser cette beauté comme boussole, c’est accepter notre immature et crédule point de regard. C’est accepter d’aller vers le superficiel et naïf élan qui nous emporte. Sur ce chemin, on se trompe, on s’illusionne, on se déçoit, mais sur ce chemin, on s’organise, on se rencontre, on se reconnaît, on s’enracine.
Parce qu’il y a plus douloureux que de se tromper ou de se décevoir, il y a ne pas s’être écouté, ne pas avoir osé ce qui nous faisait vibrer, ne pas s’être fait confiance pour persévérer et avoir le cœur net sur ce qui se trouvait derrière la colline qui nous faisait envie.


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