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La recette du bonheur,

  • Photo du rédacteur: Romain Delaire
    Romain Delaire
  • il y a 41 minutes
  • 3 min de lecture

Lors du live du 13 mars dernier, Daniel me demandait ce qui pouvait bien empêcher ses anges et ses démons de danser ensemble. C’était dans le thème du titre du live « Comment faire danser anges et démons ? ».



En l’occurrence, ce qui m’est apparu pour Daniel, c’est la distance qui existe entre le Daniel présent, et le Daniel qui aurait du succès dans un monde hypothétique. Cette distance justifie qu’il n’ait pas le droit d’être le mec sympa et déterminé qu’il serait si tout lui souriait.


C’est-à-dire que Daniel attend un certain nombre de signes, de preuves et de manifestations de l’extérieur, qui lui confirmeraient qu’il vit bien la grande vie et qu’il peut se lâcher, s’exprimer, donner et prendre comme ça lui plaît, se reposer et s’amuser comme ça lui chante.


L’obstacle qui convainc Daniel de ne pas incarner ce gars-là, c’est le rubik’s cube de son quotidien. C’est-à-dire tout ce dont il a la responsabilité au quotidien et tous les imprévus qu’il doit gérer.


J’ai proposé à Daniel de changer sa manière d’agencer le sens des choses. Le rubik’s cub, l’équation à laquelle nous faisons tous face quotidiennement est éternelle. Nous serons toujours confrontés à prendre la responsabilité de nos choix et à nous positionner devant l’imprévu du quotidien. Puisque ce rubik’s cube ne sera jamais totalement résolu, qu’une fin de journée n’est qu’un travail laissé en suspend pour être repris le lendemain, alors le seul moyen d’oser être ce mec à qui tout réussit, c’est de le convoquer ici, dans ce quotidien chaotique.


Il serait donc question d’aller chercher en soi cette personne que nous serions si tout nous réussissait, de ressentir l’état d’être qui nous habiterait, et d’oser l’incarner dans ce quotidien chaotique.


Pour cela, il est nécessaire de changer la chaîne des relations de cause à effet. Je ne nourris pas mon plaisir d’être moi et ma joie d’être là parce que j’ai réussi quoi que ce soit, je l’incarne parce que si je ne l’ose pas maintenant, j'aurais toujours une raison de ne pas me l’offrir.


J’assume donc de me confronter sérieusement et soigneusement aux aléas d’une vie d’humain, avec mes joies, mes peines, mes défaites et mes victoires, tout en prenant le contrôle de mon état d’être. C’est moi qui décide que je vais être sérieusement là, sérieusement concentré et engagé à m’occuper de ce qui me regarde, mais je vais le faire sous l’angle de le vivre joyeusement, tendrement, fraternellement, généreusement.


Si bien que je peux vivre une journée de complications, de défaites et de désillusions, tout en restant souverain de mon état d’être. Je peux être malheureux, triste, en peine et désorienté, tout en restant gentil, près de moi, m’offrant l’espace de vivre cette confusion, m’offrant le temps de vivre cette digestion.


L’extérieur ne doit plus avoir le pouvoir d’atteindre mon moral. Je suis le responsable de mon moral, je suis responsable de rester près de moi quand je tombe, et de m’aider à me relever. Je suis responsable de me tenir et de ne pas me croire arrivé lorsque la vie me sourit. Personne ne le fera mieux que moi pour moi. Si je m’offre cette confiance en moi d'être là et de me prouver que je donnerai tout pour moi quoi qu’il arrive, alors je vis avec mon meilleur pote tout le temps, chaque jour.


Sur ce chemin, tout ce qui voudrait me faire douter du sens de mon plaisir de vivre avec moi, doit être sérieusement observé. À la fois je me dois d’être attentif à ne pas me déresponsabiliser, à la fois je dois être ferme sur le fait que je n’ai pas à me justifier de décider d’aimer vivre ma vie telle qu’elle est. C’est un jeu d’équilibriste précis. Apprendre, découvrir, remettre en question et en cause devient une occasion de me libérer encore plus de fluidité, et non plus une raison de me fustiger ou de me diminuer. Je veux bien apprendre et revoir ma copie, mais jamais au point de me retourner contre moi.


Merci Daniel pour le rappel salvateur.




 
 
 
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