Le contexte ne décide pas pour moi,
- Romain Delaire
- il y a 4 jours
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Lors du live du 20 février dernier, Véronique témoignait d’une quête continuelle de reconnaissance dans ses rapports professionnels et amoureux. Une quête qui lui fait visiter et revisiter une boucle de soumission, sacrifice et un sentiment d’injustice.
Pendant le live, ce que j’ai ressenti, c’est une carte que Véronique se garde en permanence de côté. La carte de la bêtise. C’est-à-dire que Véronique se garde le droit de devenir idiote si elle constate certains comportements, certains évènements, certaines situations.
Ce mécanisme s’agence en elle sous la forme d’une menace latente. Elle cherche ces situations qui lui donnent le droit de se mettre hors d’elle.
Comme je l’ai exprimé pendant le live, je ne discute pas le contexte. Il est réellement des contextes d’injustices horribles et infâmes. C’est une réalité à mes yeux. Mais le contexte ne décide pas pour nous de ce que nous en faisons. Cette gymnastique peut être subtile, mais nous avons en permanence le choix d’à partir d’où en nous, nous choisissons de nous exprimer. Nous choisissons ce que nous mettons au monde indépendamment du contexte.
Nous pouvons déclarer un conflit violent devant un coucher de soleil flamboyant. Nous pouvons nous traiter tendrement dans un train qui nous conduit à la mort.
Quand nous n’assumons pas cette vérité, c’est que ça nous arrange. C’est-à-dire que nous imposons le postulat d’une fausse fatalité quant à nos réactions, pour nous autoriser à nous venger sur nous-mêmes et ceux qui nous entourent. Nous nous vengeons de ce que, dans notre vie intime, nous ne digérons pas. Nous vomissons, nous essayons de salir ce que nous pouvons, pour faire payer l’addition que nous ne voulons pas régler nous-mêmes.
Ce mouvement peut être subtil. Celle/celui qui le pratique n’en est pas conscient la plupart du temps et à raison. Quand les figures d’autorités qui vous ont éduqué décompensaient sur elles-mêmes et sur leur entourage ce qu’elles ne savaient pas digérer, c’est l’exemple qui vous a été donné et qu’automatiquement vous reproduisez.
Mais comme l’exprime Véronique, la douleur et l’enfermement peuvent montrer la porte de sortie de cette boucle aliénante.
Donc en appliquant la règle : le contexte ne décide jamais de ce que je suis, et de ce que je choisis d’exprimer de qui je suis ; je peux débrancher les automatismes aliénants et choisir ce que je m’offre à partir de la personne nouvelle que je peux décider d’exprimer maintenant.
Ça ne se fait pas sans un désir ardant de se tenir, de se respecter, de privilégier sa propre paix et donc d’être d’accord pour marcher seul autant de temps qu’il le faudrait. Parce que dans certains contextes, cette discipline implique de simplement tourner les talons et d’aller voir ailleurs.


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