Tu me manques,
- Romain Delaire
- 26 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 27 janv.
Je t’aime. Je regrette de ne pas avoir pu, je regrette de ne pas avoir su. Je ne sais plus comment faire, je ne sais plus comment réparer. Je ne sais même pas si quelque chose est cassé.
Cette amitié est tellement forte, malgré ton absence, ton silence, tu es tellement présent en moi. J’entends ta voix, tes conseils, tu continues de m’inspirer du courage, de la force, de l’honnêteté et de la persévérance.
J’ai le sentiment que grâce à toi, il y a un chemin possible pour moi. L’impression que grâce aux possibilités que tu m’as montrées, si j’ose persévérer, si j’ose continuer de me simplifier, de me découvrir et de me montrer, un lieu de paix, de sécurité et de prospérité m’est réservé.
De plus en plus souvent j’ai les deux pieds dans cet endroit. Mais je dois reconnaître que si en plus tu étais là, que si en plus je te savais présent, paisible, pas loin de moi, j’ai l’impression qu’une part de moi ne manquerait pas.
Comment dit-on à un ami qu’on l’aime ? Comment on aime un ami sans le dévorer ni se sacrifier ? C’est vrai que je t’admire, que tu m’inspires, qu’une part de moi pourrait suivre ta folie au bout du monde si tu me le demandais. C’est vrai.
C’est tellement vrai que c’est rassurant de ne pas être tenté, autant que c’est décevant de passer à côté.
Tu n’es pas mon père, nous sommes plus proches d’être des frères, il me faut faire confiance à ce qui ne s’explique pas, pour assumer comme c’est irrationnel de me sentir autant lié à toi.
À la fois je ne t’abandonnerai pas, à la fois je ne peux pas vivre en me languissant que cette joie que je voudrais partager avec toi, reste en suspens, en sursis, en survie.
Alors aujourd’hui mes mots ont trouvé le chemin de mon clavier pour me livrer. Pour te dire que je t’aime, que je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Qu’il m’est essentiel de respecter ta vie et ton sanctuaire, autant qu’il m’est nécessaire de partager la joie que j’ai de t’avoir, dans cette vie, retrouvé.
Ça fait mal de te courir après. Alors, comme un rendez-vous sur une terre de neutralité, une terre de trêve, de paix et de gratuite fraternité, je veux te dire que je t’attends là-bas. Quand ce sera le moment pour toi, pour cinq minutes ou quelques heures, nous pourrons nous y retrouver et rigoler.
Et si ce moment n’arrive pas. Ce qui, je le reconnais, me glace le sang et m’effraie. Je peux dire aujourd’hui que je t’aurais aimé. Que ça valait le coup. Que j’étais d’accord de vivre cet amour de cette manière-là. D’accord de passer à côté de toi. D’accord d'avoir été touché comme ça. D’accord de continuer sans toi.
Merci Franck Lopvet.








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