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Description d’un système sain, sécurisant, tendre et berceau d’innovations,

  • Photo du rédacteur: Romain Delaire
    Romain Delaire
  • 3 févr.
  • 5 min de lecture

Ce qui va être décrit ici, vous pouvez l’appliquer à tout ce qui bouge, d’ailleurs c’est ce qu’on va faire. De notre hygiène de l’esprit, au corps, à notre art de vivre, notre cellule familiale, amicale, et à la gestion de nos entreprises.


Il est question ici d’oser trancher, s’engager, délimiter ce qui est sous notre responsabilité, et bâtir une organisation qui le soigne et le fait prospérer.


Les seules choses qui pourraient enrayer la mécanique qui va être proposée sont les traumatismes et les superstitions, à moins que ce ne soit la même chose. C’est-à-dire, remettre notre discernement et notre autorité à quelque chose envers quoi nous devrions être plus fidèles que nos directs et concrètes perceptions. Mais pour ne pas trop alourdir ce texte, ce sera le sujet développé dans un autre écrit « Traumatismes et Superstitions, ou comment se détourner de sa mission généalogique ».


Donc, tout le monde veut un couple extraordinaire, une harmonie corps-esprit digne de Néo dans Matrix et une situation professionnelle florissante.


Je vous propose ceci : nous sommes des commerçants. C’est-à-dire des cellules responsables de leur intégrité. Donc responsable de ne pas disparaître et se diluer, responsable de soigner et d’ordonner leur intériorité, responsable de transmettre le fruit de leurs innovations et de leur expérience, et responsable de récupérer l’énergie nécessaire à leur pérennité.


Ce postulat est précieux. Sa froideur et son aspect mathématique sont volontaires. Ils nous serviront plus tard à pouvoir protéger ceux qu’on aime avec autorité.


Donc, je suis responsable de ce qui m’est confié. D’abord de mon corps et de mon esprit. J’ai la responsabilité d’en prendre soin, personne d’autre ne va s’en occuper à ma place. Si je ne m’en donne pas sérieusement les moyens, je vais être attaqué. Par la confusion pour mon esprit et par la souffrance physique pour mon corps. Et, à la mesure à laquelle j’en prendrai soin, ma jouissance de me mouvoir physiquement et de percevoir psychiquement peuvent être délicieusement décuplées.


Au-delà de mon corps et de mon esprit, je vais être responsable de mon art de vivre, c’est-à-dire ma manière de prendre la vie, comment je m’investis sérieusement avec légèreté, comment je produis concrètement avec amusement. Je suis aussi responsable des relations humaines auxquelles je suis connecté et du/des lieux dans lesquels j’évolue. De la même manière, si je néglige tout ça, je serai attaqué. Si je soigne tout ça, je recevrai une prodigieuse vitalité.


Il n’existe rien d’autre. Ou plutôt, rien d’autre ne me concerne. Tout le reste sont des fuites d’énergie. C’est-à-dire que tout ce à quoi je donne de l’attention et/ou de la matière doit servir directement ou indirectement à nourrir, sécuriser, renforcer et chérir ce qui a été énoncé plus haut. Lorsque je ne peux pas être clair sur comment mon action/attention de l’instant soigne une des notions précédentes, et ne cannibalise pas une autre de ces notions, c’est que j’affaiblis ce qui est sous ma responsabilité.


Donc, il est question d’être lucide sur nos priorités et d’utiliser tout ce qui passe par nous pour nourrir dans l'ordre des priorités ce dont nous avons la responsabilité. Et de veiller à ce qu'aucune de ces priorités dans nos vies n'en cannibalisent une autre.


Il est question de créer une forme de vase "clos", bien qu'il reste poreux. C’est à dire que les transactions entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule existent, mais doivent directement ou indirectement servir sérieusement la cellule. L'argent, par exemple, que nous récoltons en entrant en relation avec quelqu'un qui ne fait pas partie de cette cellule, mais dont le fruit pourra être réinvesti pour en prendre soin.


Je parle d’alimenter un système dans lequel toute l'énergie produite nourrit le système, sans fuite, puisque même l'énergie exportée sert à importer en échange une énergie fraîche dont mon système a besoin.


En pratique, ça implique de la transparence, de la communication, de l'engagement et de la protection dans tout ce qui compose mes priorités. Prioriser la résolution des tensions, des non-dits, des malentendus, des incompréhensions et de tout ce qui nous est nécessaire pour nous sentir relié. Assumer dans mon organisation comment chaque acte que je pose contribue à nourrir ce qui est sous ma responsabilité. Et vis-à-vis de l'extérieur de cet ensemble, assumer d'être un simple commerçant qui propose ce qui a été produit chez lui, sa marque de fabrique, sa particularité, en échange de ce qui est nécessaire chez lui. Quand la transaction est faite, je ne traîne pas, je rentre et je me remets à soigner ce que l'équilibre de chez moi me demande.


Ce qui est bon pour moi, est bon pour ce qui me compose et bon pour ceux qui composent la cellule dont je suis responsable. Avec pour condition que je sois capable de communiquer explicitement sur comment je ne dilapide pas le trésor commun. Je dois être concrètement convaincant. Tant que je ne suis pas convaincant, attitude, action et résultat à l’appui, il subsiste une énergie stagnante ; je demande à ce qu’on me croit sur parole et mes actes crient le contraire de mes mots. C’est en osant entendre que je vends du vent et ce avec l’aide de ceux qui m’entourent, en observant dans leurs yeux que ce que je vends est ennuyant, que je peux approfondir et mettre à jour mon positionnement pour trouver la direction et la manière de faire qui mettent honnêtement tout le monde d’accord. Lorsque je trouve cet équilibre, là, j’ai trouvé où on se comprend et où on marche dans le même sens. L’énergie circule alors et ma puissance d’agir est décuplée.


Je dois oser respecter ma singularité, mon talent, mes élans ; mais prendre le temps de trouver précisément là où ils sont le plus efficaces et utiles dans la cellule dont j’ai la responsabilité. Et quand cet endroit est trouvé, on n’est pas juste convaincu, on est porté par tout ce et tous ceux qui nous entourent. Ça ne devient pas "trop facile", parce que le chemin peut être raide par moment, mais on est nourri de tellement d’énergie qu’il ne reste plus qu’à oser prendre le temps de faire les choses les unes après les autres et laisser ce qui est hors de contrôle se résoudre à point nommé.


Ce système produit une clarté qui ne craint plus aucune forme de précarité. Dés lors que vous savez où vous en êtes, et comment vous rendre là où vous souhaitez aller. Quand ceux qui comptent pour vous sont convaincus de votre engagement et de votre ordre des priorités, il ne reste qu’à vous mettre en route, travailler, vous amuser, vous préserver et profiter du voyage.


Je développe sur les complications qui peuvent enrayer/nous détourner de cette harmonie dans le texte « Traumatismes et Superstitions, ou comment se détourner de sa mission généalogique ».



 
 
 

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