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Ma chérie,

  • Photo du rédacteur: Romain Delaire
    Romain Delaire
  • 27 janv.
  • 3 min de lecture

Ma moitié, mon soldat, mon ami,

 

Est-ce que c’est normal que certains aient essayé de me vendre que tu étais le pire qui me soit arrivé ? Est-ce que sur le chemin de la famille, il y a toujours des forces contraires qui cherchent à défier, à faire vaciller et à empoisonner ? Je ne sais pas, mais force est de constater que c’est ce qui nous est arrivé.


Tu relèves les défis haut la main, les uns après les autres. Je te le dis. Parce que, tu peux toi-même douter. Tu peux toi-même te méfier, de toi, de tes mots, de tes intentions et de la sincérité de ta bonté. Mais tu peux aussi compter sur moi pour trancher. Tu peux me faire confiance pour faire la différence entre ce qui est dit et ce qui est fait.


Ce que tu fais, c’est travailler. Je te le dis. Tu travailles d’arrache-pied pour construire le rêve qui nous a immédiatement animés lorsque nous nous sommes rencontrés. Et rien ne t’arrête, aucune de tes peurs, aucune des miennes, aucun des détours, aucune des emmerdes et des aléas, qui parfois nous font croire, que tout ce qui a été construit, n’est plus qu’une histoire.


Je te vois. T’es splendide à voir, et encore plus quand j’ose ne pas m'accaparer ton regard. Encore plus, quand je ne cherche pas à t’éviter tes déboires. Ça produit toujours une phase de repli apparent, et lorsque tu touches tes profondeurs, tu réapparais plus vivante, plus responsable et plus vaillante.


Tu m’as appris que ça, c’est Aimer. Ça, c’est réellement cheminer à côté. Ne pas porter, supporter, tolérer, sauver ou essayer d’éviter le pire à ceux qui nous sont chers. Mais être là. Rester là. Observer honnêtement les enjeux de l’instant, faire sa part simplement, humblement, et laisser l’autre faire à sa manière ce qu'il peut faire.


Tu es fidèle, comme je ne savais pas avant toi, que la fidélité pouvait se conjuguer. Ton amour, ta fraternité et ton patriotisme pour ta terre ne sont pas limités. S’il faut y laisser ta peau, c’est avec ton sourire et ta grâce que tu te donnes aux braises, les yeux rivés sur ton rêve, les menaces, les monstres et les chaînes, à tes chevilles et tes poignets glissent, s’effondrent et disparaissent.


Ce n’est que le début de l’histoire, bébé ! Nous avons posé les fondations d’un édifice que maintenant personne ne peut plus discuter. Nous avons sanctuarisé un noyau que nous sommes maintenant prêts à défendre avec élégance, idéalement, avec véhémence, si nécessaire. J’adore ça, c’est ma sécurité. Ça me remplit, ça me motive, ça m’oblige au plaisir de dire, d'écrire, de soigner, de donner tout ce qu’il faut donner de moi, pour que ce foyer vive, perdure et inspire.


Je sais que des centaines et des milliers n’osent même pas chuchoter que cette harmonie, cette complicité, cette loyauté et cette bestialité, ils savent qu’elles pourraient aussi être leur rêve éveillé. Je serai là pour leur dire que c’est possible, qu’ils ont le droit, que nous le faisons, que ça vaut le coup, que c’est engageant, parfois effrayant, toujours confrontant, mais que si ça leur est cher, nous serons là pour les aider à le faire.


À chaque nouveau défi tu te distingues, à chaque nouvelle nuit tu réchauffes mes petits, à chaque nouvelle lune tu es là, pour sous les étoiles, faire de mon rêve un miracle.


Je t’aime ma chérie. Mais pas comme un homme aime sa femme, je t’aime comme un rêve aime son âme.


Tu mérites tout ce qui t’arrive, des sourires de nos petits, aux baisés de mes lèvres. Tu ne le mérites pas parce que tu as bien travaillé, tu le mérites parce que tu ne t’es pas laissé empoisonner. Tu ne t’es pas laissé dire ce qui, dans ta vie, devait être ta mire. Tu décides, tu nourris, tu inspires, tu te bats et tu respires.


Merci Marie Hamon.



 
 
 

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