top of page
Rechercher

Renaissance féminine,

  • Photo du rédacteur: Romain Delaire
    Romain Delaire
  • il y a 7 jours
  • 3 min de lecture

Lors du live du 20 février dernier, Juliette me demandait mon ressenti sur des soucis de santé au niveau de son utérus, et des mémoires d’abus qui remontaient en elle.



Je n’ai pas, à ce moment du live, exprimé le couplet autour de la médecine et de la justice, mais ici à l’écrit il me vient de le rappeler, alors c’est parti.


Moi j’interviens à l’endroit où l’énergie en vous peut être fluidifiée et amplifiée pour circuler et vous nourrir dans les profondeurs de votre humanité. Mais je ne remplace à aucun moment le travail de la médecine et de la justice. Donc, quand le corps s’exprime, la médecine est précieuse pour réellement traiter les symptômes. Et quand la mémoire vous révèle un abus, si votre dignité vous engage à vous faire justice, le système judiciaire est là pour vous en donner les moyens. Vous n’aurez peut-être pas raison et, en fin de compte, gain de cause. Mais vous vous serez engagé et battu pour votre dignité. En soi, ce mouvement peut tout changer. Alors, si vous vous sentez appelé, force et courage à vous.


Ceci étant dit, l’énergie de la question de Juliette m’a amené dans le vécu d’une femme qui veut prouver qu’elle est à la hauteur des perverses et odieuses injonctions qui lui ont été assénées. Une femme qui se bat contre sa féminité, son corps, son utérus, sa nature et sa puissance naturelle.


Beaucoup de filles puis de femmes, par loyauté, par amour et par fidélité, prennent ce chemin dans une société qui reconnaît et gratifie principalement la posture du mercenaire. Un mercenaire, c’est quelqu’un qui va au combat sans poser de question sur le sens de ses actes, avec pour seul juge la somme d’argent qui lui est promise en échange de ses services.


Le mercenariat est une norme populaire dans notre société. On considère qu’on achète votre temps et votre force de travail pour un prix, et que vous n’avez rien à dire sur le projet final qui sera nourri par votre énergie. Si ce mouvement est une norme, il n’est pourtant pas une obligation. Mais faire un autre choix se paye aussi. Parce qu’avec le mercenariat, vous avez accès à beaucoup d’avantages rapidement. C’est le principe de la mafia. On vous paye grassement pour que vous acceptiez un travail déshumanisant.


Les femmes sont en première ligne sur ce champ de bataille, parce que l’énergie féminine est l’essence de l’énergie de paix. Le féminin, chez les femmes comme chez les hommes, c’est ce qui permet de calmer le jeu, de poser certaines limites, d’agir oui, de projeter oui, d’oser rêver grand et loin oui, mais sans oublier l’importance de l’écoute et du respect de l’instant. C’est cette énergie qui inspire de prendre le temps d’être présent dans l’instant, quitte à ce que nos projets prennent plus de temps à aboutir. C’est cette énergie qui priorise la joie, la douceur et la tendresse envers ce qui est subtil et fragile maintenant, chuchotant qu’il n’est pas de grande ambition, digne de son nom, qui hypothèque la fraternité de l’instant, pour un soi-disant bonheur à venir.


C’est cette énergie qui immunise de l’escroquerie. Elle permet de ne pas se laisser chanter des louanges pour oublier le réel. De ne pas nous laisser vendre des délires en échange de notre docilité immédiate. C’est en cela que les femmes sont des empêcheuses de tourner en rond, de se raconter des histoires et de vivre dans des fantasmes. Un humain qui veut réaliser de grandes choses, doit savoir faire passer ces élans au filtre d’une énergie féminine qui saura le faire rester sur terre et garder un cap simple et crédible.


Mais quand cette puissance de la solide contradiction n’est pas élevée au rang de talent, ça peut être vécu comme une tare, un handicap, une malédiction. Parce que cette sensibilité révèle tout ce qui est faux, ne tourne pas rond, ne tient pas la route et veut s'hypnotiser pour ne pas sentir le réel autour de soi.


Voilà où ça m’a amené, Juliette. Ce talent est à reconnaître et façonner. Tu ne pourras pas t’en libérer, parce que c’est ce que toi tu sais naturellement apporter. Donc l’enjeu n’est plus d’à tous prix t’adapter, mais de te préserver et de sélectionner les relations et les espaces où tu sens que tu peux exister dans tout ce que tu es. Il n’y a rien à édulcorer ou à négocier. Ce que tu es est sacré. Et si ce que tu as à apporter ne peut être entendu, même maladroitement amené, passe ton chemin et trouve l’endroit où tu n’auras plus besoin de te méfier de toi, de te retenir et de te surveiller. C’est possible, ça existe, ça se décrète, ça se choisit.




 
 
 

Commentaires


bottom of page