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Un point sur les notions vu en live le 23.01.26.

  • Photo du rédacteur: Romain Delaire
    Romain Delaire
  • 24 janv.
  • 15 min de lecture


1, « Grand gagnant du loto j'suis pas désigné, fait qu'il m'est impossible d'être résigné » Vald – Feelings


Cette phrase traduit le risque de réussir à passer entre les gouttes de notre contribution à la communauté. C’était le thème de la première question d’Emmanuel.


L’argent, les avantages en nature, le statut ou la carrière, par exemple, ne sont jamais la finalité de nos entreprises. Ce sont des conséquences, des facilités mises au service du fond dans lequel nous nous investissons en participant là où ça fait du sens pour nous, là où on se sent utile dans la communauté. Ce qui lève de l’énergie, un sentiment de satisfaction et d’accomplissement, c’est de s’investir sincèrement dans un travail dans lequel on se sent utile, d’oublier le temps qui passe quand nous nous mettons à l’œuvre, et de livrer un produit ou un service dans lequel nous avons investi une partie de nous-mêmes.


Lorsque nous réussissons à subvenir à nos besoins sans passer par ce processus, nous nous appauvrissons énergétiquement etspirituellement.




2, Dans la continuité de la première question, Laetitia nous a amenés sur le thème de l’épuisement à brasser du vent.


Donc là, nous étions sur l’impression de quelqu’un qui se fatigue à faire des choses prétendument importantes, mais qui ne récupère pas de satisfaction, pas d’énergie et qui n’a pas le sentiment d’avancer. Ce sont de bons indicateurs d’une fuite des affaires et enjeux clés dans sa vie. Cette fuite est alimentée et justifiée par un ou des projets non prioritaires qu’elle essaie de se vendre comme étant la priorité, mais qui l’épuisent parce qu’ils sont surtout une bonne raison de ne pas s’attaquer au cœur de ses enjeux.




3, Ensuite, nous avions une question d’Azaweli qui nous témoignait se languir d’une relation de couple équilibrante.


Le fil de son énergie m’a amené à découvrir qu’elle fantasmait la relation de couple comme une opportunité d’en finir avec son passé, ses blessures, ses peines, ses ambitions, ses jolis souvenirs autant que ses cicatrices.


Cela m’a invité à présenter la relation amoureuse comme un lieu qui amplifie et révèle ce que nous avons été et ce que nous avons vécu. Alors nous comprenons que si nous cherchons à nous oublier, la relation affective investie, l’intimité partagée est quelquechose que nous fuyons. Nous ne pouvons donc que trouver des relations superficielles, simulacre d’un fantasme, mais vides de fraternité silencieuse, de présence simplement chaleureuse et respectueuse.




4, Puis Noémie nous a partagé son incompréhension d’elle-même, de son rythme et de sa manière de prendre plaisir à vivre.


Son énergie m’a emporté dans un manège qui d’abord a révélé qu’elle se planque, en bête blessée et apeurée de revivre certaines douleurs de son passé, elle ne veut pas se laisser approcher et vibre magnétiquement quelque chose comme « ce n’est même pas la peine d’essayer avec moi, depuis ce qui m’est arrivé personne ne m’a atteint, ce n’est pas toi qui va réussir ». Une part d’elle se joue de ce positionnement en s’amusant de celles et ceux qui entrent dans son jeu et veulent relever le défi. Quand une autre part d’elle se sent encore plus seule, d’inspirer un jeu qu’elle connaît par cœur et dont elle connaît l’issue.


Je l’ai invité à l’attention, à l’écoute et à la découverte silencieuse de celles et ceux qui font son entourage. Comme un besoin de prendre le temps de réaliser que nous aussi nous sommes tous comme elle. Nous sommes tous un enchevêtrement fragile de nos expériences passées, nous sommes tous devant l’importance de nous choisir entre le désir de nous protéger et de ne pas être blessable, et le désir de nous montrer, d’être connu et accueilli.


D’autres jeux sont possibles, Noémie, le prix à payer pour y accéder serait peut-être d’oser vivre « publiquement » avec les blessures de ton passé comme des cicatrices qui sont ce qu’elles sont. Des cicatrices qui ont fait de toi ce que tu es. Qui ne sont ni des passe-droits, ni des secrets. Juste ta vérité visible. Des cicatrices avec lesquelles on te reçoit, ou alors on ne te reçoit pas.




5, Puis Marine nous demandait comment on s’équilibre dans un couple, comment on s’organise, comment se répartit les tâches et comment on prend du temps pour se retrouver ?


Cette question simple et honnête m’a mené à évoquer l’importance de ne pas tenir de comptabilité, de s’occuper du maximum de ce qui nous semble devoir être fait sans chercher à vérifier si l’autre en fait autant.


J’ai aussi souligné l’importance de traiter ses enjeux en trouvant elle-même ses solutions. Celles et ceux qui partagent notre intimité ne sont pas censés remplacer les spécialistes que nous devons consulter pour avancer sur nos enjeux personnels.


Et enfin, j’ai proposé que les temps pour se retrouver ensemble soient des mains tendues que l’autre a le droit de ne pas prendre. Des propositions gratuites, des possibilités, mais pas des obligations. Comme l’importance de réaliser qu’on fond ce à quoi nous aspirons est de sentir que l’autre s’approche de nous parce qu’il en a envie, parce qu’il en est libre, parce qu’il le choisit. Et pour pouvoir faire ce choix, il doit avoir le choix de faire autre chose.




6, Puis Lucie m’a inspiré l’importance d’exprimer clairement nos besoins et nos limites.


J’étais dans l’énergie de quelqu’un qui veut tellement être accepté, tellement s’adapter et survivre, qu’elle avait accepté de calculer presque en permanence toutes les potentialités, accepté que l’autre puisse changer d’avis quand ça lui chante, aller dans un sens ou dans un autre sans qu’un socle commun soit ouvertement discuté et défini.


Un peu à l’image d’immigrés qui seraient continuellement expropriés et déplacés de lieu en lieu, Lucie n’a pas le temps de laisser ses racines se nourrir de sa terre.


Cette configuration demande que les priorités soient revues. La priorité n’est pas de convenir, et d’à tous prix être choisis et emportés par l’autre. La priorité est de vivre sa paix, être chez soi, savoir ce qui me concerne ou non, m’occuper des affaires qui dépendent de moi et laisser les autres vivre comme ils le veulent, mais ne pas me forcer à vivre comme eux si ça ne me nourrit pas.


En l’occurrence, il y avait besoin que des sujets comme l’exclusivité, le périmètre de son couple, la place qui est la sienne dans l’intimité de son foyer soient définis. Oser mettre les pieds dans le plat sur ces sujets implique d’accepter de ne pas être d’accord et donc peut-être de ne pas faire affaire ensemble. C’est une possibilité. Mais que vous soyez d’accord ou non, l’aboutissement de ce processus ouvre à une clarté du champ d’action et de sécurité sur lesquels tu pourras solidement t’appuyer.


Mieux vaut reconnaître le peu que l’on a et oser en faire quelque chose, que d’espérer avoir ce qu’on n’est pas sûr d’obtenir et se fossiliser dans l’attente.




7, Ensuite, Marie-Anne nous demandait pourquoi elle se pressait alors qu’elle avait appris et compris que rien ne sert de courir ?


Ce qui m’a sauté aux yeux est que Marie-Anne essaie de ressembler à ce qu’elle n’est pas. Son énergie était celle de quelqu’un qui aime que ça bouge, que les choses soient dites et faites concrètement, que les engagements soient pris pleinement. Quelqu’un qui aime être rapidement fixé sur ce qui lui convient ou non et se laisser aspirer instinctivement par les nouveautés qui l’inspirent. En gros, Marie-Anne aime la vitesse, se lancer, apprendre, profiter et recommencer.


Son mouvement m’a fait le goût de quelqu’un qui se croit obligé d’essayer de réussir à fonctionner, comme ce n’est ni naturel,ni enthousiasmant pour elle.


Il y a autant de manières d’être, d’avancer et de profiter qu’il y a d’humains sur cette planète. Si vous tombez sur des groupes d’humains qui pratiquent des manières de vivre qui vous enthousiasment, régalez-vous dans les limites de votre singularité. Mais laissez tomber les bibles et les curés qui vous vendent que vous devez entrer dans un moule étriqué et chiant pour accéder à une transcendance en carton.




8, Puis Louise nous partageait que dans son couple, elle était frustrée de ne pas suffisamment être considérée et écoutée dans sa vision et les solutions qu’elle proposait.


Immédiatement j’ai vu que la réciproque était vraie pour son compagnon. Que lui aussi aurait pu témoigner de la même frustration. C’était important qu’elle voie que ce jeu se joue à deux, que dans ce cas, ce qu’elle donne, elle le reçoit.


Et puis je l’ai invité à reconsidérer la situation. Étais-ce vraiment si handicapant pour elle, pour eux, pour leurs intérêts ? Et, sur les sujets compliqués à faire bouger pour son compagnon, prenait-elle vraiment le temps de le respecter dans son rythme à lui ? Pouvait-elle lui laisser l’espace de tourner en rond, l’espace de faire son expérience, de s’obstiner si ça lui plaisait, et de trouver la force de faire autrement quand il s’en sentirait capable ?


N’avait-elle pas aussi envie, qu’il lui offre cette liberté ?


Et quand lui montait en pression pour lui reprocher de ne pas suffisamment être à la hauteur de sa vision, ne pouvait-elle pas le recevoir avec douceur ? Ne pas entrer dans son jeu. Lui proposer d’être présente mais pas responsable d’une panique qui prenait vie en lui. Pouvait-elle lui sourire au mieux si ça pouvait les réunir au-delà de l’emballement, ou au pire laisser de l’espace, du vide, pour qu’il trouve les ressources de se retrouver, et de se souvenir que ce qui est entre ses mains est suffisant.




9, Sophie demandait comment sortir de la culpabilité et de la culpabilisation ?


J’ai proposé, dans un premier temps, d’observer ces notions comme un muscle, quelque chose qui s’entraîne et prend de l’ampleur en étant utilisé et alimenté. Et donc quelque chose qui peut être atrophié et réduit à pas grand-chose s’il n’est plus ni nourri, ni sollicité. Notre propension à culpabiliser dépend de combien nous avons été stimulés à cela.


Il est possible de décider que la culpabilité ne rentre plus chez vous. Vous pouvez décider de sentir consciemment dans votre corps quand vous vous sentez coupable, et traiter frontalement le sujet concerné.


De quoi s’agit-il ? Quelle est ma responsabilité ? Est-ce que maintenant je peux y faire quelque chose ? Est-ce que je veux y faire quelque chose ? Alors j’agis ou je passe à autre chose.


Cela n’enlève pas la possibilité d’être touché et/ou impliqué, là on ne parle plus de culpabilité mais de solidarité.


Pour ce qui est de la culpabilisation, si en vous, vous mettez en place ce qui vient d’être dit, il ne vous viendra même plus à l’idée d’envisager de faire culpabiliser qui que ce soit.




10, Lucien nous a amené à observer une notion cardinale, une boussole à laquelle chacune et chacun d’entre nous peut se référer.


Je suis où je dois être, je fais ce que j’ai à faire, je pratique l’activité qui convient, je consomme ce que j’ai à consommer, lorsque le temps disparaît, lorsque je n’ai plus conscience du temps qui passe, lorsque je ne suis pas dans l’attente d’autre chose, lorsque je ne fais pas quelque chose pour ne pas faire autre chose.


Merci Lucien




11, Paul nous a témoigné d’une forme de phobie administrative.


Son énergie m’a guidé étape par étape jusqu’à une loyauté mal placée. Paul avait intégré qu’il ne lui fallait pas être visible, exposé, confortable et joyeux par-dessus le marché. Donc Paul s’est organisé pour gentiment, dans son coin, crever la bouche ouverte si je peux me permettre.


Lorsque Paul fait son administratif, il est en face de ce qu’il laisse à l’abandon, et surtout pour ne pas disparaître totalement, il doit se forcer à faire ce qu’il s’est engagé à ne pas faire, c’est-à-dire prendre soin de lui. Donc, à ce moment précis, Paul est pris entre deux feux, d’où la tension particulière.


J’ai continué de remonter la piste de son énergie jusqu’à arriver à l’endroit où Paul adulte, capable et responsable, a le droit de semettre en protection de Paul enfant, sensible, joyeux et innocent. Il a le droit de le sécuriser et de considérer que s’il y a une loyauté à honorer, c’est celle de dessiner une vie sécurisante, nourrissante, drôle, riche et joyeuse pour le petit Paul.


Pour arriver là, il nous a fallu observer entre-temps que cette loyauté mal placée faisait que le Paul adulte persécutait le Paul enfant. Paul adulte était devenu le relais de toutes les menaces, injonctions et peurs qui lui avaient été transmises dans l’enfant. Il perpétuait le système sur son propre enfant intérieur.




12, Adèle nous a témoigné de sa situation tendue après une rupture sentimentale qu’elle n’arrive pas à digérer.


Son énergie nous a guidé sur un fil qui nous a d’abord montré qu’elle avait triché. Qu’elle avait essayé de se montrer plus belle, plus parfaite qu’elle ne savait l’être en réalité. Qu’en échange de cette triche, elle avait souhaité s’approprier ce qui lui avait fait briller les yeux chez son compagnon. Qu’il avait joué au même jeu et qu’ensemble ils s’étaient finalement asphyxiés.


La suite nous a parlé d’une déception plus profonde, celle de ne pas avoir été vu tel qu’elle est véritablement. Certes, elle avait brouillé les pistes, mais il résidait un espoir en elle d’être vue malgré cela. Que l’autre la regarde et lui dise qu’il n’était pas client de ses manières, mais qu’il était intéressé par ce qu’elle est au-delà de ses artifices.


Et puis nous sommes doucement arrivés à ce qui n’a jamais bougé. Rien ni personne ne sortira Adèle de sa vie. Rien ne se mettra entre Adèle et ses choix, Adèle et son désir de prendre soin ou non de ce qui compte pour elle, que ce soit vu et considéré par l’autre ou non.


Et c’était dur de revenir à cette réalité, Adèle avait essayé, au travers de cette relation, de fuir sa terre, fuir ses blessures et son passé, fuir sa responsabilité d’en faire ce qui lui plairait.


Merci Adèle.




13, Eléonore demandait comment s’en sortir, vivre sa vie de femme tout en étant la maman d’un enfant en bas âge.


Il m’est venu de rappeler le processus de séparation de la mère et de son enfant, qui doucement, par extension, sera celui de la séparation des parents et de l’enfant pour l’avènement d’un nouvel adulte.


Ce processus est continu, chaque jour une nouvelle étape se produit. A la fois nous sommes là, présents, accompagnants et disponibles, à la fois nous avançons et l’enfant suit, apprend à gérer son espace et à prendre les marques de son individualité. Pour que cette seconde partie se produise, il nous faut vivre nos vies d’adultes. Il faut que l’enfant soit le spectateur parfois proche, parfois lointain, de ses parents qui assument et soignent réellement leur vie d’humain.


Il était important de souffler à Eléonore que prendre soin de son bonheur de femme, c’est enseigner à son enfant à savoir à la fois immédiatement et pendant sa croissance, lui aussi être l’acteur principal de son bonheur d’humain.




14, Lucille se sentait être le cul entre deux chaises, ne pas savoir trancher entre être une chantonnante cigale ou une rigoureuse fourmi.


Ceux qui pratiquent une discipline, un art, une science, un sport à haut niveau savent que sur le chemin du perfectionnement de leur pratique, le relâchement, le plaisir, la joie et l’amusement ont été les clés permettant de faire sauter les limites de leur progression.


Dit autrement, c’est grâce au chant de la cigale que le travail de la fourmi n’est pas uniquement un labeur, mais devient un art. Il n’est pas question de choisir entre l’un et l’autre. C’est la présence des deux qui rend l’objet précieux, pas uniquement matériel, pas uniquement spirituel, mais une relique produite d’un mariage des deux. Je m’emballe un peu (mais pas trop), pour moi aussi, au bout de sept heures de travail à vous écrire ce résumé,si je ne laisse pas ma poésie chanter, je me fais chier. Mise en abyme directe ! BIM BAM BOUM !


L’attention est donc à continuellement observer ce qui dans notre présent est à réaliser, en osant choisir la manière la plus douce, amusante, intéressante et divertissante.




15, Hélène nous partageait son découragement et une certaine inertie après un déménagement qui traîne à se remettre en ordre.


Se souvenir, célébrer, rire et pleurer de ce qui ne sera plus.

En traînant à ordonner son nouveau chez elle, Hélène essayait de faire durer ce qui, une part d’elle en est consciente, ne sera plus.


Je lui ai donc proposé de le faire directement, consciemment, volontairement.


C’est intense de clôturer un chapitre. Tellement de vie vécue, partagée, découverte, apprise, caressée. Et puis c’est fini. Enfin, sous cette forme, de cette manière, à cet endroit, ce ne sera plus. On le sait, c’est fini.


Ça vaut le coup de prendre le temps volontairement, autant de fois qu’il nous plaît, d’y revenir, de se remémorer, de se souvenir, de faire revivre ce qui veut nous revenir, peut-être une dernière fois.


Et puis sur ce chemin, quand ça commence à être du réchauffé, on le sent, c’est alors le moment de fermer la page pour de bon et de poursuivre le chemin.


Et en même temps, pendant ce processus, lorsqu’on s’offre volontairement l’espace de vivre le souvenir et l’émotion de cette séparation d’un lieu et d’une époque, il n’est pas nécessaire de traîner la patte à organiser tranquillement, dans notre nouveau chez nous, ce qui nous plaît, au rythme où ça nous plaît.


On n’est pas pressé, on prend le temps de vivre la transition tranquillement, en respectant et en honorant à la fois le passé qui nous a construits, et le futur qui nous appelle.




16, Fanny nous a témoigné de sa culpabilité d’être une maman fumeuse.


Comme elle le soulignait dans sa question qui était fournie, en réalité Fanny a surtout du mal à assumer l’image qu’elle renvoie. Ce que les autres peuvent penser d’elle, et par extension, ça nous traduit la tension à laquelle Fanny est sujette, et qui est liée à son désir de maîtriser son image au-delà du raisonnable.


Il m’est venu d’évoquer ce moment de transe qu’est l’accouchement. Ce moment où l’image ne compte plus, ce moment où il n’est plus question de paraître, mais d’être. Être ce qu’on est, accompagner ce qui se passe, se faire du bien en se soulageant comme ça vient, respirer, faire ce qu’on peut, pour que malgré l’intensité de ce qui est en train de se passer, on puisse, si possible, trouver un espace de félicité.


J’avais envie de rappeler ce souvenir à Fanny pour lui éveiller l’idée que peut-être, il n’est pas obligatoire de réduire ce moment de liberté d’être soi, liberté d’être concentré sur soi et connecté à ce qui vit en soi, à des instants aussi rares que peut l’être un accouchement. Peut-être qu’on a souvent le droit (si ce n’est pas tout le temps pour les plus aventureux), de laisser le monde penser ce qu’il veut. De laisser le monde faire de nous ce qu’il en a bien envie, et nous, de nous appliquer à vivre et profiter de notre vie.


J’ai voulu aussi lui rappeler qu’être une maman n’est pas tirer un trait sur ce qu’elle a été avant. Et aussi lui dire que mieux qu’un parent qui fait ce qu’il faut, il y a un parent qui assume ce qu’il fait et ce qu’il est.




17, Camélia nous a partagé sa fatigue de devoir trop souvent passer par le conflit avec son compagnon.


La mécanique qu’il m’a été intuitif de lui décrire est que dans leur relation, l’un comme l’autre ont très peur d’être exposés aux frustrations de l’autre. Ça crée un automatisme intégré de « Il faut que je préserve l’autre de mes frustrations, je dois réussir en l’en protéger ». Sauf que ça,ce n’est pas humain. Ça fait un effet boule de neige qui se retourne contre l’autre, si bien qu’au bout d’un moment, c’est de devoir se retenir d’être soi, se retenir d’exprimer simplement ce qui nous traverse qu’on finit par reprocher à l’autre. Et là se produit la dispute. Souvent pour une raison qui n’a rien à voir, mais énergétiquement, le paquet passe. On a finalement pu vivre sa frustration avec l’autre. On n’est plus interdit d’être soi, et d’un coup, on peut se retrouver et se souvenir du lien qui nous unit.


Se taire, être présent, écouter, se reconnaître dans les douleurs, les angoisses, les doutes et les peurs exprimés par l’autre qui est en train de vivre sa vie devant nous, est la solution à cette histoire. Ce n’est pas forcément évident mais ça vaut le coup. Pas évident de regarder ceux qu’on aime souffrir, mais c’est inévitable. C’est ça vivre ensemble. C’est vivre, à côté les uns des autres, ce que la vie produit en nous. Les joies, les peines et tout ce qui pourrait se situer entre les deux.




18, Maryse nous a partagé sa difficulté à assurer une organisation trop changeante à cause des autres, trop incertaine et finalement insécurisante.


Son énergie renvoyait sur quelqu’un de louvoyant, avançant masqué, espérant obtenir ce qu’elle veut des autres sans avoir à leur demander directement, et idéalement, sans même qu’ils s’en rendent compte.


Du coup, Maryse vit sur des œufs en permanence. C’est épuisant, et même lorsqu’elle approche de son but, un pet de pigeon peut faire tout s’écrouler.


Il est donc important de voir, dans cette situation encore une fois, qu’il vaut mieux avancer à découvert, devoir peut-être prendre plus de temps que prévu pour bâtir ce qui nous plaît, mais savoir à quoi s’en tenir en exprimant clairement ce que l’on veut, et en osant ainsi recevoir les oui et les non de ceux qui assumeront ou non de participer à ce que nous entreprenons.




19, Camille nous partageait son angoisse de mal éduquer son fils, sa peur d’en faire soit un fragile soit un nazi.


Laisse le devenir un fragile ou un Nazi, mais pas chez toi. C’est la première phrase qui est arrivé.


L’idée était de rappeler à Camille que son fils fera de sa vie ce qu’il voudra en faire. Elle n’aura pas de prise sur une infinité d’évènements qui inspireront et influenceront son enfant. En revanche, tracer sa route à elle avec dans son bagage se petit qui sera de moins en petit, sera le meilleurs moyen pour elle de lui montrer comment elle, elle vit la vie, et de le laisser choisir ce qu’il décidera de reproduire ou non.




20, Et enfin, Marie nous demandait comment arrêter d’être un caméléon aux mauvais endroits, et où est-ce que cette capacité pourrait être à sa place.


Il semblait limpide dans l’énergie de Marie, que c’est sur scène que son talent trépignait de vivre au grand jour. A l’endroit où il n’est pas caché, pas masqué, pas inapproprié. A l’endroit où le talent de Marie à passer d’une émotion à l’autre, d’un visage à un autre, d’une vérité à une autre, d’un monde à un autre, offrira un moment de respiration, de spectacle, de joie et de grâce à celles et ceux qui volontairement viendront la voir pour se laisser emporter par ses histoires.



Eh Bé ! Il est 21h54, j’ai commencé à10h30 ce matin !

Si vous m’avez lu jusque-là, mettez « caméléon » en commentaire, ça me fera kiffer.


Je suis disponible en séance individuelle et le prochain stage « Brille comme tu es » sera le 7 février prochain.


Sinon, on se retrouve pour le prochain live vendredi 6 février à 21h. Vous pouvez m’envoyer vos questions à romaindelaire46@gmail.com.


A bientôt






 
 
 

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