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Un point sur les notions vu en live le 6.02.26. Partie 4

  • Photo du rédacteur: Romain Delaire
    Romain Delaire
  • 13 févr.
  • 11 min de lecture

Enora nous partageait qu’elle a observé une voisine surjouer de son incapacité pour obtenir de l’aide d’un de ses amis. Elle se disait que si elle le voit, c’est qu’elle fait la même chose, et s’interrogeait sur la source de cette manigance.


En live j’ai répondu rapidement dans la musique de l’instant, mais là à l’écrit il me vient d’étoffer un peu. Comme je le disais à Enora, on a le droit de se trouver des prétextes pour se retrouver. On a le droit de se mettre devant un film parce qu’on a envie de se serrer l’un contre l’autre.


En entrant dans l’énergie d’Enora, j’arrive chez quelqu’un qui ne veut pas être vu dans sa qualité de stratège. Quelqu’un qui ne veut tellement pas être vu qu’il ne faut pas qu’elle se voit elle-même. Donc Enora travaille, prépare, soigne pour que l’espace soit disponible à ce qu’elle aimerait vivre et obtenir, mais il ne faut pas que ça se sache, même pas d'elle-même.


En surface, Enora est convaincue que si elle agissait à découvert, qu’elle assumait ce pour quoi elle agit, elle ne serait jamais exaucée. Comme si, dire ce que l’on veut et pourquoi on agis était le meilleur moyen de ne pas aboutir. Sur ce premier point, non. Le meilleur moyen de ne pas aboutir est de ne pas agir, s’investir et aller au bout de ce en quoi on croit.


Ça nous amène à la couche du dessous, parce que l’intérêt sous-jacent à cette façon de faire pour Enora, c’est de pouvoir ne jamais échouer. Si ces plans n’aboutissent finalement pas, elle peut toujours nier en bloc ses intentions. Et toujours dans le même mouvement, elle peut se convaincre elle-même qu’elle n’a pas échoué.


Alors Enora, tes intentions sont ce qu’elles sont. Si tu ne peux ni les assumer ouvertement, ni les investir consciemment, tu te prives de la possibilité d'approfondir leur source et de raffiner leur exécution. C’est-à-dire que tes intentions sont légitimes, elles viennent du fond de toi. Oui, elles sont teintées de ta compréhension partielle de ton monde et de tes blessures/peurs. Et justement, en avançant à découvert, oui, tu pourras vivre l’échec de ne pas aboutir exactement là où tu l’avais imaginé. Mais ce faisant, tu seras aidé. C’est-à-dire que ceux qui t’entourent pourront te permettre de faire la différence entre tes délires, tes projections et tes fantasmes, et ce qui est vivant, vibrant, commun, qui vous relie réellement, et que vous êtes d'accord d'alimenter et de soigner ensemble.


Pour faire très concret, si tu assumes de mettre un film parce que tu as envie d’un câlin, oui peut-être que tu n’aboutiras pas. L’autre peut ne pas être enclin à ce moment-là. Tu échoueras peut-être. Mais l’autre aura entendu clairement ton intention, ton désir et ton initiative. Ton besoin sera limpide et ton investissement à faire en sorte de partager avec l’autre sera considéré. Il ne te restera plus qu’à lâcher prise et accepter que tu te sois montré, que ta position est transparente, et laisser l’autre faire sa part. Laisser l’autre apporter l’autre partie de la rencontre, de manière à ce que ne soit pas Enora qui met en scène un câlin sans que ça se voie, mais vous deux qui vous retrouvez pour partager tendrement.


Tes talents de stratège sont précieux, Enora, à condition qu'ils forment un socle qui offre à l’autre la liberté d’apporter son énergie, sa vérité de l’instant, sa singularité. Sans quoi, dans ton histoire, l’autre ne serait qu’un pantin qui doit exécuter froidement la mise en scène de ton fantasme.




Quentin témoignait de son désir d’être partout, à la fois sur la route des rêves qu’il dit avoir mis de côté pour être auprès de ceux qu’il aime, et à la fois à la manœuvre de ce qui se passe chez lui lorsqu’il n’y est pas.


Dans l’énergie de Quentin, je suis arrivé dans la vie de quelqu’un de pressé qui veut cocher des cases pour cocher des cases et délirer devant son miroir de ce que ses médailles racontent de lui.


Il m’est venu de témoigner devant Quentin que ce qui est présent ne se représentera pas. Ce qu’il est possible de respirer, de vivre, de soigner et de respecter maintenant est sacré. Les réussites et les échecs deviennent rapidement anecdotiques à nos mémoires. Ce qui reste, ce sont nos souvenirs et nos élans. Ce qui reste, c’est la manière dont nous avons osé être nous et comment nous nous sommes laissés touchés par les évènements.


D’autre part, on ne fait pas porter aux autres la responsabilité de nos choix. Personne ne met ses rêves de côté pour le bonheur de quelqu’un d’autre. On définit soi-même notre ordre des priorités, qu’on l’assume ou non, qu’on le conscientise ou non, et c’est en fonction de ça que nous agissons. Te réapproprier ta responsabilité dans cette histoire permettra de ne plus jouer à faire pression sur les autres au nom d’un sacrifice qui est en réalité un choix et un investissement. D’ailleurs, si les choses sont remises dans cet ordre, tu pourras, Quentin, remettre en question ton ordre des priorités pour, soit le redéfinir, soit l’assumer tel quel.


A l’image de l'énergie soulevée par Enora, il y a nos plans, ils sont précieux, ils sont le fruit de nos désirs profonds. Et il y a ce qu’en fera la vie. L'enjeu d’un humain qui danse avec son monde est d’oser flirter en permanence sur ce fragile équilibre. L’intérêt de cette danse, c’est que nos plans peuvent être augmentés d’évènements, de rencontres, de surprises et de dimensions qui leur donnent une profondeur spectaculaire et bien plus nourrissante que si tout s’était passé uniquement comme prévu.


On ne se bat pas avec l’imprévu. On reste concentré sur la beauté qui nous inspire, et on improvise avec les circonstances pour que cette beauté trouve sa place dans les conditions imposées.




Lola témoignait de phases dans lesquelles la peur la paralyse et la laisse sans repère.


Chez Lola, je suis arrivé dans l’énergie de quelqu’un d’extrêmement précis et soigneux, avec un désir de connaissance et de compréhension de soi qui flirte avec le luxe, la haute couture et la transcendance qui va avec.


La souffrance exprimée dans les mots de Lola, j'ai trouvé sa source dans la manière que Lola a de se reprocher de vouloir de cette manière-là, à ce point-là, avec cette puissance-là. Je suis passé par l’enfance de Lola et les reproches, les moqueries et la condescendance qu'elle a subis devant le raffinement auquel naturellement elle aspirait et prétendait. Alors Lola a pris le parti de ses détracteurs et a accepté de devenir son propre flic, condamnant ainsi ses désirs de puissance, de pouvoir, d’efficacité et de beauté.


J’ai donc eu envie de proposer à Lola d’envoyer se faire foutre ces opinions sur ce qui vit et brûle en elle. On a le droit d’avoir une définition personnelle de la beauté qui nous anime, sans avoir à s’en justifier, et sans avoir à l’édulcorer pour ne pas déranger.


Lola est une adulte maintenant. La poursuite de cette beauté est son seul phare pour se repérer. Si elle ose assumer qu’elle seule a la responsabilité de suivre cette piste, alors le repère sera réhabilité. Et si la noblesse de ce qui l’anime retrouve sa légitimité, alors Lola découvrira qu’elle n’est pas seule. Que beaucoup d'autres humains partagent cet art de vivre, et qu’ensemble ils peuvent se serrer les coudes et célébrer.




Pauline témoignant de ses difficultés à ne pas résoudre et se libérer de vieux besoins, craignant que cela la retarde pour aller vers les nouveautés qui l’attendent.


J’ai d’abord eu envie de lui présenter l’expérience humaine comme quelque chose qui se ressent, qui se vit, qui se profite, avant d’être quelque chose à résoudre, à maîtriser et à réussir.


Les chemins « clés en mains » vendus par les croyances populaires, comme ce que devrait avoir réussi un humain en fonction de son âge, ou les étapes que devrait avoir dépassées un couple à des moments précis de son évolution, sont des chimères. Si l’expérience des uns peut être précieuse pour les autres, nos vies sont pourtant uniques. Notre manière de prendre l’existence et l’ordre par lequel nous nous raffinons, réunissons et complétons, relève de notre profond désir de prendre la vie par un chemin qui nous est personnel.


De la même manière, on n'est ni obligé de commencer certaines choses à certains âges, ni obligé d'arrêter certaines choses à certains âges. On a le droit de se faire un bouquet personnalisé qui est le fruit de ce qui nous amuse, nous remplit, nous enracine et nous illumine. Pour oser cette singularité, il n’y a, à mes yeux, pas d’autre voie que la joie de l’enfant que nous serons toujours. C’est cette joie qui peut nous inspirer ce qu’aucun manuel n’envisage. Dans l’écoute de cette joie, il y a ce qui n’a jamais été ni imaginé, ni osé. C’est à cet endroit que l’enfant que nous sommes s’émerveille. Et ne prenons pas les enfants pour des idiots. Ils comprennent très bien que le haut a besoin du bas, que la joie a besoin de la sécurité, que le chahut est la cerise sur le gâteau de l’ordre.


Dessiner une vie qui fait sourire l’enfant que nous sommes, ce n’est pas choisir l’irresponsabilité. C’est se donner les moyens concrets et compatibles avec ce monde, de faire société, de participer à la collectivité en jouant, en s’amusant, en faisant de la productivité le summum de la joie de partager.




Camille s’inquiétait de jusqu’où sa science de l’éducation pourrait être appliquée à ses enfants eu égard à l’analphabétisme éducationnel qu’elle constate chez son compagnon.


J’ai bien sûr grossi le témoignage de Camille dans les mots utilisés, mais pas dans l’intention. Donc, dans l’énergie de Camille, on est chez une maman stressée. Une maman rigoureuse, en colère, avec la peur de mal faire, et le désir de prouver qu’elle peut y arriver.


J’ai, dans un premier temps, invité Camille à respecter le handicap de son compagnon. Quelles que soient les raisons qui, à ses yeux, font de cet homme un inadapté à éduquer ses enfants, peut-être a-t-il besoin d’être considéré. Peut-être qu’au travers de sa manière de faire avec ses enfants, il y a une histoire qu’il a vécue et qui pourrait être importante que Camille comprenne.


Ensuite je l’ai invité à mettre de l’eau dans son vin. Ce que moi je sentais dans l’énergie était différent de l’énoncé de Camille. Si Camille est bien une machine à rendre ses enfants performants et à les soutenir coûte que coûte, lui est une machine à les rendre confiants, à l’écoute de leur sensibilité et solides de leurs fragilités, et par-dessus tout ça, lui fait une priorité de la douceur et de la joie de l’instant quand Camille a peur que ses enfants soient des ratés rejetés s’ils n’intègrent pas certaines vérités.


Ces deux-là se sont bien trouvés. Comme je le disais à Camille, une cérébrale besogneuse et un instinctif bien présent forment un couple intéressant pour des enfants.


L'enjeu est maintenant de respecter ce que ce papa veut pour ses enfants, et d’oser mettre cette vision au même niveau que la tienne, Camille. Régalez-vous bien.




Sonia nous partageait être la belle-mère d’un garçon de 6 ans avec qui tout se passe bien, et à la fois vivre des difficultés avec le papa dans l’organisation quotidienne de la famille. Elle se plaignait de ne pas être toujours validée, et que les désaccords puissent prendre des proportions souffrantes.


Pendant le live, il ne m’est rien venu d’autre que : respecte l’histoire de ces deux-là. Avant de vouloir régenter, optimiser et automatiser ; écoute, ressent, apprend ce qu’ils ont traversé, ce qui les lie, ce qui vibre entre eux et réalise que c’est un honneur de vivre avec eux. Adapte tes sensations et ce que tu sens, qui est possible, à la réalité du terrain. À la réalité de leur vécu, de leurs blessures, de leurs particularités et finalement de ce qui fait que tu les as choisis et que tu les aimes.




Delphine demandait : Pourquoi je n'arrive pas à exprimer mes besoins sans incriminer l'autre ? Pourquoi faut-il que je me plaigne au lieu de simplement dire ce qui m'anime ?


Chez Delphine, je suis arrivé dans l’énergie de quelqu’un qui avait joué le rôle de fusible, de bouc émissaire, de sacrifié pour qu’une famille tienne debout. Delphine est puissante, courageuse et dévouée à ceux qu’elle aime. Et dans son enfance, elle a pris cette position de porter coûte que coûte les poids et les malheurs en passant pour la méchante si besoin.


Aujourd’hui Delphine est une femme. Elle a choisi ceux à qui elle offre ce dévouement. Et elle a bien choisi, elle a su repérer ceux qui sauraient reconnaître et respecter sa manière d’aimer.


Aujourd’hui Delphine n’est plus obligée de faire comme si elle n’était pas cette femme puissante et courageuse qui est un pilier essentiel de sa famille. Elle peut continuer d’aimer comme elle aime le faire, et exiger d’être reconnue et respectée pour ce qu’elle offre et apporte aux siens.




Justine demandait comment gérer ses émotions et ne pas succomber à la violence, à l’agressivité et au conflit quand elle est dépassée.


Il m’est venu de partager à Justine les principes de la gestion énergétique. L’énergie, la vitalité, ce qui passe par nous est quelque chose qui a besoin d’être contenu, donc d’un contenant. Et dans ce contenant, nous sommes les garants de la concentration et donc du raffinement de cette énergie. Nous sommes ceux qui décident où, quand et comment l’énergie qui passe par nous mérite d’être exprimée, investie et donc offerte.


En pratique j’évoquais que c’est d’abord une question de discipline et de règle qu’on décide de s’appliquer à soi-même. Je prenais l’exemple de la possibilité de décider que jamais nous ne lèverions la main sur un enfant. On peut décider de s’appliquer cette règle, et si jamais on se retrouve dans une situation où nous avons l’impression que c’est la seule solution, alors nous abandonnons, nous décidons de faire passer notre règle devant ce que l’émotion nous hurle de faire.


Sur ce principe, chacun a le devoir de poser les limites et le cadre des actions qu’il s’autorise eu égard à la personne qu’il veut incarner et devenir, et eu égard au monde qu’il veut s’offrir parce que nos actions bâtissent littéralement le monde que nous expérimentons.


C’est une cuisine évidemment à adapter au contexte et aux circonstances, s’il faut gifler un enfant qui perd connaissance pour le garder éveillé parce que les pompiers au téléphone nous demandent de le faire en attendant qu’ils puissent intervenir, on est dans un cas particulier.


À nous de poser notre discipline et d’avoir la jugeote de faire la différence entre notre correction comportementale et les cas particuliers.




Maria me demandait ce qui me venait dans son énergie pour qu’elle puisse voir « plus loin que le bout de son nez », comme elle-même le formulait.


Il m’est venu de rappeler à Maria que son présent est tout ce qui est, tout ce qu’elle n’aura jamais, et que les choix qu’elle pose dans son instant raisonnent dans l’éternité.


Autrement dit, peut-être que ce qui se passe au-delà du bout de son nez ne la concerne pas vraiment. Mais que tout ce qui se produit avant est le royaume du présent qu’elle s’offre, qu’il lui est proposé de soigner, de façonner, de chérir et d’offrir à elle et à tous ceux avec qui elle souhaite faire un bout de chemin.


Bon vent Maria.




Franck demandait comment mettre de l’ordre dans son quotidien pour réussir à vivre ces journées rythmées qui le vitalisent et non plus les journées de procrastinations qui le démoralisent.


Chez Franck, je suis arrivé dans l’énergie de quelqu’un qui a traversé l’enfer, et qui ne réalise toujours pas que le pire est derrière lui. Et je le comprends.


J’ai donc eu envie de lui proposer de consulter celui qu’il était il y a deux ans pour qu’ils puissent ensemble échanger sur le sujet de la procrastination. Je crois que ce Franck là serait fier de la discipline et de la quantité de travail que le Franck du présent est capable de s'offrir.


Les échos du passé continueront de raisonner encore un temps. On ne peut rien faire contre ça. Ces fantômes peuvent même motiver le supplément de courage nécessaire lorsque toque à la porte le poison de la flemmardise.


Si les grandes tempêtes sont derrière, le travail, la rigueur et le don de soi, eux, sont bien de circonstance et le seront toujours. On peut même dire que c’était le message profond que ces tempêtes étaient venues révéler. Donc l’idée est d’en faire son affaire, de trouver la détente, le relâchement, la joie et le confort dans cet effort de se tenir, de se servir et de donner. Le travail, c’est la santé, Franck, que toi et les tiens soyez protégés, c’est mon vœu pour vous.



 
 
 

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